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La littérature a son biorythme

Alors que les marmites mijotent dans l’antre de la création, que les manuscrits viennent alourdir les tiroirs et les projets le cerveau, il est des moments où l’écrivain s’exclut lui-même de son antre – il erre alors comme une âme en peine… Nador était fini depuis 2011, je publiais certes régulièrement des nouvelles, lorsque, en novembre 2013, la réponse du CNC tomba : « la présidente du Centre national du cinéma et de l’image animée… a décidé de vous octroyer une aide pour le développement du projet : « Nador » ! Les portes du cinéma s’ouvrent avec en toile de fond les marches de Cannes ! On fête ça au Francœur à Paris, à deux pas de la Fémis dans les anciens studios Pathé. Aujourd’hui avec le scénariste et réalisateur Philippe Calderon, des noms de comédiens circulent pour le rôle d’Houria, de Charles, de Gabrielle… on en est au casting, la fiction s’incarne !

Continuons dans la lancée des 3 glorieuses ! En 2014 Monique Longerstay, présidente de l’Association culturelle « Le pays vert », me demande d’écrire une pièce de théâtre sur l’histoire de Tabarka, cet ancien préside génois sur la côte nord-est de la Tunisie, à deux pas de la frontière algérienne. « Roméo et Juliette a Tabarka » est jouée le 22 avril 2016 au Skylantern Festival, par des jeunes de Tabarka, en costumes d’époque, dans le cadre somptueux du fort génois. La pièce participera à la classification de l’épopée tabarquine au patrimoine immatériel de l’Unesco.

2015, c’est aussi « Une île… des auteurs » et son concours de nouvelles ! Le 10 août 2015, debout sur le pont arrière du ferry, je vois s’approcher Port-Joinville et ses maisonnettes ! Avec Yersinia, je reçois le prix collectif de la nouvelle.

Ma plume est affûtée et la girouette de mon phare pointe vers l’est, vers l’ours russe ! Ecolière je faisais partie du premier contingent d’élèves à choisir russe deuxième langue vivante. Il m’en est resté une passion pour la langue et la culture russe… et dans mon antre de créateur boue une grande marmite aux effluves slaves… Et si Lars von Trier goûtait ce qu’il y a dedans ?

Lettre – et mots – suivent !

Bien à toi.