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Nador à Barcelone

Moment d’intense concentration hier à la médiathèque de l’Institut Français de Barcelone, dans l’immeuble-damier de l’architecte catalan Josep Antoni Coderch, carrer Moia, 8. Une petite estrade, des fauteuils baquets rouges, un public attentif, munis de casques audio pour certains. A l’institut français on ne fait pas les choses à moitié – au fond de la salle la traductrice simultanée Maryam Chaib veille à ce que tout le monde reçoive dans sa langue. Pour introduire la conférence Pascale de Schuyter Hualpa, Directrice de l’Institut, a d’ailleurs demandé aux participants s’ils préféraient une traduction simultanée en catalan ou en castillan.

Delphine Borione, secrétaire adjointe de l’Union pour la Méditerranée, dirige le débat : la trilogie du monde arabe – « L’Olivier bleu », « 2028 », « Nador » : comment je l’ai bâtie au fil du temps, au rythme des évènements historiques et de mes voyages en bateau, du Maroc à la Tunisie. La Tunisie de ben Ali à la veille du printemps arabe : dans l’œil de la dictature ? L’acte d’écrire : origine et nécessité. Le psychanalyste et psychiatre Javier Solé, fondateur de la clinique psychanalytique Logos, demande : l’écriture devient-elle guérison ? Rosa Pareja, avocate engagée dans le droit des femmes : pourquoi la dédicace à la juriste iranienne Shirine Ebadi ? Cristina Badosa Mont, enseignant-chercheur de l’université de Perpignan propose : poser un regard bienveillant sur l’autre. Plus tard, dans le salon rouge, c’est la vénérable institution de plus de 100 ans d’âge, le « Cercle des français ; Barcelone Accueil », en la personne de Madeleine, qui nous offre le cava alors que je dédicace et tamponne des « Nador » vendus par la libraire française de Barcelone, Jaimes. Tous les acteurs de la francophonie en Catalogne sont là et je les en remercie, car d’entre les 7 langues que je parle, une, et une seule, ma langue mère, ma langue nourricière, le Français, est ma langue d’écrivain.

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