En 2018 : de Barcelone à Beyrouth : que la danse continue !

En 2018, l’aventure humaine continue !

2017 a été pour moi l’année de la publication, de «Nador», le troisième volet de ma Trilogie arabe, à l’occasion du salon du livre de Paris;

En écrivant « Nador »,  dès 2004, dans mon bureau très spartiate des contreforts de la cathédrale Saint Vincent de Paul de Tunis, rebondissait cette « aventure » commencée avec « L’Olivier bleu » (JCLattès à Paris en 1996, Le Fennec à Casablanca), poursuivie avec « 2028 » (Scali en 2006, et Mirza pour le e-book en 2016) – une dystopie dans le monde musulman de demain, dont s’est largement inspiré « 2084 » de Boualem Sansal.

Les évènements s’accélérant, (Charlie Hebdo, Le Bataclan), mon éditeur Bertil Scali me recontacta début 2016 : il montait une nouvelle maison d’édition, « Mirza », de e-book, et de livres papiers, mais à la demande. L’édition à la demande permet d’éviter le désastre du pilon qui oblige le « système éditorial » à broyer, chaque année en France, 100 millions de livres, soit 1/5ème des livres imprimés. Un beau projet.

En 2016 Mirza republia « 2028 », en e-book, en version française, et en version arabe.

Dès 2012 était entré en scène un nouveau personnage incontournable dans cette aventure de la trilogie arabe, le traducteur Nassib Aoun, charmant monsieur libanais de Beyrouth, d’aujourd’hui 80 ans, correcteur, relecteur, imprimeur, professeur d’arts graphiques, le « passeur » de langues, du français vers l’arabe.

Sans lui, sans son infini calme et son inébranlable patience, sans sa présence annuelle au salon du livre de Paris, la version arabe de « 2028 » n’aurait pas vue le jour, ni celle de « L’Olivier bleu », qui attend sa publication.

La Trilogie arabe a été présentée le 22 juin 2017 à l’Institut français de Barcelone, au cours d’une conférence débat avec Delphine Borione, alors secrétaire générale de l’Union pour la Méditerranée qui a son siège à Barcelone,

, et, après diverses séances de dédicaces à Paris, au salon du livre francophone de Beyrouth, le 5 novembre, à l’occasion d’une table ronde sur la trilogie avec Antoine Messara.

Je publierai à part les textes d’Antoine Messara et de Nassib Aoun sur la trilogie.

Ainsi en 2018, l’aventure humaine et éditoriale continue. A l’occasion du salon du livre de Paris 2018, (16-19 mars), les deux premiers romans de la trilogie feront peau neuve. Publication de « L’Olivier bleu » et « 2028 » dans une nouvelle version papier, de « L’olivier bleu » en e-book, et en version arabe. La traduction de « Nador » en arabe est en cours.

Mais si certes on ne fait rien seul, il ne faut non plus pas attendre à ce que les autres fassent à votre place… ce que vous souhaiteriez faire vous-même… Je me souviens toujours de l’acrobatie qu’avait représenté le fait de publier simultanément « L’Olivier bleu » chez JCLattès et Le Fennec… l’éditeur français préférant de loin que « L’Olivier bleu » arrive à 110 francs au Maroc. Grâce à une édition locale chez Le Fennec, avec distribution exclusive au Maroc, Algérie et Tunisie, j’ai dédicacé au salon du livre de Casablanca, en 1997, « L’Olivier bleu » à une jeune étudiante toute timide qui a sorti de son porte-monnaie ses… 20 dirhams ! Elle n’aurait jamais pu lire « L’Olivier bleu » sous label Lattès. Et souvent des amis voyageurs me disent qu’ils ont vu « l’Olivier bleu » dans une station essence de Ouarzazate, dans un bistro de Oulmès…

J’ai définitivement mûri lorsque j’ai enfin compris la phrase que me dit un jour feu ma mère : « Ne te laisse pas mener par les évènements ».

Ainsi, pour 2018 : ne nous laissons pas mener par les évènements mais… menons la danse ! Comme le dit mon amie ethnologue Rina Sherman : que la danse continue !

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