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Le thérapeute au pays des symptômes

 » Je m’intéresse au coeur de la rencontre thérapeutique, à ce qui s’y passe. Qu’est-ce qui s’échange ? Qu’est-ce qu’on m’y amène comme matériau ? L’enjeu est d’ouvrir le patient à d’autres possibles de lui-même ».
Dr Pierre Lembeye.

Ses essais, « Au commencement, le symptôme », co-écrit avec Anne Christine Fournier (Desclée de Brouwer, 2014), « L’homme descend du songe »(Buchet/Chastel, 2005), mais aussi « Il était une fois, Belza »(Fayard, 2009), « Sarkozy, Un président chez le psy » (Scali, 2008), « La Main dans le chapeau » (Buchet/Chastel, 2007), « Nous sommes tous dépendants » (Odile Jacob, 2001)… sont témoins de sa démarche : une approche écoutante du malade et de la maladie.
Loin de vouloir incarcérer l’humain dans des prisons de santé pour le rendre à tout prix à la norme, le Docteur Pierre Lembeye tente de trouver la possibilité d’un dialogue, d’une écoute.
Chez lui le « rêve », n’est pas un mécanisme, mais a la puissance de l’oracle, le « jeu de mots » un kaléidoscope du moi, le symptôme, enfin, porteur de sens thérapeutique.
Psychiatre, psychanalyste, il sera mort au service de ses patients. Tombé inconscient de sa chaise en cours de consultation, le 20 juillet, il s’est alité et est mort quelques semaines plus tard, dans la nuit du 28 au 29 Août.
Hommage au thérapeute et à l’écrivain.

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